Etudier dans un autre pays

 

Etudier à l’étranger, une expérience d’apprentissage riche et variée !

 

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Parole de jeune : Fanny, un an d’études Erasmus à Grenade (Espagne)

…Partir en Erasmus, c’est également l’occasion de visiter la région et le pays d’accueil, c’est un premier pas vers d’autres moyens de voyage à portée de toutes les bourses : couchsurfing, covoiturage, autostop… car une fois que l’on a quitté son pays, voyager seul ne fait plus aussi peur !…

 

 

Pour enrichir votre CV, pratiquer la langue en immersion, apprendre d’autres contenus, selon d’autres méthodes, et s’intégrer à une autre culture, partir en étude à l’étranger offre bien des possibilités et des perspectives.
Il reste important de se préparer en amont et de se poser des questions afin de délimiter votre projet.

Partir avec un programme ou en solo ?

Il existe des programmes de mobilité pour concrétiser votre départ, que cela soit en collège, lycée ou université : des dispositifs tels que « Erasmus + » ou d’autres programmes gérés par les Rectorats peuvent vous offrir la possibilité d’un départ encadré, financé et valorisé à votre retour.

Par ailleurs, vous pouvez également vous renseigner auprès du service des relations internationales de votre établissement afin de connaître les partenariats européens et internationaux effectifs et adresser un dossier de candidature.

Pour partir « en solo », hors cadre de programme et de dispositifs, vous pouvez compter une année de préparation avec quelques points d’étapes :

  • Vous renseigner sur les dates limites et les conditions d’inscription imposées par le pays ou l’établissement choisi et sur les possibilités de financements / de bourses en France et dans le pays de votre choix.
  • Vous assurer que vous avez le niveau requis pour intégrer la filière choisie en vous renseignant sur la reconnaissance des diplômes français à l’étranger : www.enic-naric.net et www.ciep.fr/enic-naric-france
  • Réussir la sélection d’entrée exigée par l’établissement d’accueil : des examens et test de langue peuvent être demandés.
  • Rédiger une lettre de motivation dans la langue du pays. Demander et rassembler les lettres de recommandation de vos professeurs.
  • Justifier de ressources financières suffisantes pour les frais de scolarité et de séjour et contacter directement le service des admissions de l’établissement choisi (les dossiers d’inscription sont généralement téléchargeables sur les sites internet des écoles)
  • Posséder une couverture sociale pour votre santé : avec la carte européenne d’assurance maladie pour l’Europe ou une assurance / mutuelle complémentaire pour l’international.
  • Rechercher un logement (résidence universitaire, colocation), vous renseigner sur le coût de la vie, l’ouverture d’un compte bancaire… Consultez notre passeport de mobilité pour penser à toutes ces étapes !
  • Penser au retour en vérifiant que le diplôme que vous visez est reconnu en France et/ou que vous pouvez valider à votre retour des ECTS (système européen de transfert et d’accumulation de crédits). Retrouvez toutes les infos sur : www.ciep.fr/enic-naric-france

 

Trouver une université / une école partout dans le monde ?

Si vous partez dans le cadre d’un programme, informez-vous auprès de votre établissement afin de connaître les pays partenaires qui pourraient vous accueillir.
Pour connaitre le listing des universités à l’international : Listing des universités

Partir à quel moment ?

  • Avant le bac

Des organismes de séjours linguistiques proposent aux 15-18 ans de suivre une année scolaire dans un lycée à l’étranger. Ces derniers sont accueillis dans une famille et suivent la scolarité du pays.
Cette formule apporte un bénéfice linguistique mais n’est pas validée par l’Éducation nationale. Le bac international (IB), préparé grâce à une fondation éducative dans des établissements répartis dans 129 pays n’est pas non plus reconnu en France.
Il est donc recommandé de s’inscrire dans un lycée français à l’étranger afin d’obtenir le bac français, de passer un bac européen ou encore un bac binational reconnu à la fois en France et à l’étranger (Abibac franco-allemand, BachiBac franco-espagnol et EsaBac franco-italien).

En France, pensez aux sections européennes ou internationales au collège et au lycée qui favorisent l’ouverture européenne et internationale.

Adresse utile :

Centre de Ressources Europe « Euroguidance »
11 rue de Thionville
59000 LILLE
Tél : 03.28.53.29.80

  • Après le bac
    Le bac vous ouvre les portes des pays européens, mais chaque pays ou université peut imposer ses conditions d’admission.
    Deux possibilités:
    • Vous réalisez votre cursus universitaire complet à l’étranger (sur plusieurs années) et vous obtenez un diplôme étranger.
    • Vous effectuez seulement une partie de vos études (1 an) à l’étranger et revenez achever votre parcours en France.
  • Après un bac +2
    Les BTS et DUT étant peu ou pas reconnus hors de France, ils vous permettent assez rarement d’entamer directement un second cycle en Europe. Dans la majorité des cas, vous serez admis en première année de formation.
  • Après un bac +3
    Le meilleur moment pour partir étudier à l’étranger se situe après un second cycle d’études universitaires ou en fin de scolarité pour les grandes écoles. C’est à ce niveau qu’il existe le plus de correspondances entre les formations françaises et étrangères.

Combien ça coûte et comment financer ses études ?

Des frais d’inscription variables….
La scolarité à l’étranger n’est généralement pas financée comme en France par l’Etat : de ce fait, les frais d’inscriptions peuvent être (très) élevés selon le pays, la filière et le diplôme choisis.
A titre d’exemple, une année universitaire sera à peut-être équivalente en Belgique (834 €) au coût d’une inscription en France, mais elle sera gratuite en Suède, alors qu’elle pourra se monter à une fourchette comprise entre 5 000 et 16 000 € en Grande-Bretagne. Par contre, votre année sera moins chère en Ecosse, environ 2 000 €.
Pour l’international, des variations de prix s’établiront selon les pays, voire mêmes les établissements (selon leur renommées et des classements officiels) : dans tous les cas, une année d’études aux Etats-Unis reviendra entre 11 000 et 40 000 € pour l’admission et une année en Turquie, entre 400 et 1 000 €.

…et des dépenses incompressibles
En plus de votre inscription, les frais liés à la vie quotidienne, au logement, à la santé et au voyage sont évidemment indispensables.

On estime à un minimum de 6 000 € les dépenses pour une année de vie à l’étranger.

Pour financer votre séjour d’études à l’étranger :
Vous pouvez avoir recours aux aides européennes du programme Erasmus + mais également bénéficier d’autres soutiens.
Vous trouverez une synthèse de ces financements réalisée par le CRIJ Nord-Pas de Calais (consultez le Tableau récapitulatif des bourses de-mobilité – 2015-2016)  et un recensement de possibilités d’aides régionales relevé par le réseau Euroguidance France sur le site www.euroguidance-france.org

La Bourse Blériot du Conseil Régional Nord-Pas de Calais s’inscrit dans le soutien des étudiants de la région à leur démarche de mobilité.